découvrez ici une anecdote par jour. Nous avons le plaisir de vous faire partager nos aventures de mères aveugles avec nos enfants et nos concitoyens valides. Une bonne touche d'humour vous est offerte pour égayer vos journées ou soirées. Une sensibilisation douce et drôle au handicap visuel. Bonne lecture. #Handicap #sensibilisation #parents #aveugles #humour
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Strasbourg : un nouvel espace culture et loisirs dédié aux personnes aveugles et malvoyantes
Comment occuper ses journées lorsqu'on est atteint de cécité ? A Strasbourg, une structure gérée par la Fédération des aveugles Alsace Lorraine Grand Est propose aux déficients visuels des ...
Votre vie doit être ennuyeuse… » Ah bon ? Vraiment ?
Il paraît que quand on est déficient visuel, notre vie serait triste, limitée, monotone…
non. Pas du tout.
Aujourd’hui, parlons loisirs. Parce que oui, nous aussi, on en a. Et pas qu’un peu.  🎭 Culture : cinéma, théâtre et livres Aller au cinéma ou au théâtre ? Évidemment.
Grâce à l’audio-description , nous pouvons suivre un film comme tout le monde.
👉 L’audio-description , c’est une voix qui décrit ce qui se passe à l’écran pendant les moments sans dialogue : les gestes, les expressions, les décors. En gros, quelqu’un nous fait les yeux pendant deux heures. Pratique.
Au théâtre, il existe aussi les souffleurs d’images .
👉 Le souffleur d’images est une personne qui murmure à l’oreille du spectateur déficient visuel ce qu’il se passe sur scène. Une sorte de commentateur VIP en direct.
Dans les musées, quand ils sont bien équipés, on trouve des audioguides .
👉 L’audioguide, c’est un appareil (ou une appli) qui explique les œuvres. On écoute, on imagine, on voyage.
Le seul petit regret ? Dans beaucoup de musées, on ne peut pas toucher. Et pourtant, nos mains sont très curieuses.
Côté lecture ?
Les livres existent en braille, en format numérique accessible, en audio…
Les derniers best-sellers comme les vieux classiques. Oui, même ceux que vous avez laissés prendre la poussière sur votre étagère.  🏋️ Sport : bouger, transpirer, vivre On nous imagine souvent assis à ne rien faire. Mauvaise pioche.
Les sports adaptés sont nombreux : • ⚽ Le cécifoot (football pour déficients visuels avec ballon sonore)
• 🥅 Le goalball • 🏐 Le torball • 🏓 Le showdown Et ce n’est pas tout.
On peut aussi aller en salle de sport classique.
Il suffit de se repérer, d’expliquer au coach que l’on est déficient visuel, et c’est parti. On choisit parfois des machines pas trop digitales (parce que les écrans tactiles sans repères, c’est… sport en soi).
On peut aussi prendre un coach privé.
Et bien sûr, il y a le tandem 🚴
Oui, on peut faire du vélo.
Quelqu’un conduit devant, on pédale derrière.
C’est un vrai travail d’équipe… et une excellente excuse pour dire :
« Si on tombe, c’est de ta faute. »  🎢 Sorties : parcs, restaurants, shopping Les parcs d’attractions ?
On y va rarement seul, valide ou non. Donc on y va entre amis ou en famille.
Et petit bonus : souvent, on évite les longues files d’attente.
On appelle ça l’inclusion efficace.
Au restaurant, parfois on scanne un QR code et on lit le menu en autonomie.
Sinon ? Les serveurs nous le lisent gentiment.
: ils ne mordent pas.
Shopping ?
Chacun sa technique : • Y aller accompagné
• Faire confiance aux vendeurs
• Explorer méthodiquement le magasin
• Utiliser son téléphone pour vérifier tailles et couleurs Oui, on choisit nos vêtements. Et non, on ne s’habille pas au hasard (enfin… pas plus que certains voyants).  🚇 Se déplacer Bus, métro, tramway…
Parfois ça parle.
Quand ça ne parle pas, on se repère. On compte les stations. On mémorise les trajets.
Et quand on a la flemme (oui, ça nous arrive aussi), on commande en ligne grâce à nos téléphones et ordinateurs qui parlent.
Les descriptions sont de plus en plus accessibles.
Bon… sauf certaines applications comme SNCF Connect qui restent un petit parcours du combattant. Mais on survit.  🌍 Voyager Oui, voyager est possible.
Personnellement, j’ai voyagé à l’étranger sans accompagnant voyant.
On parle avec les locaux.
On découvre la culture autrement.
On apprend quelques mots de la langue.
On se fait des amis.
Certes, on ne voit pas les paysages.
Mais on entend les accents.
On sent les odeurs.
On goûte les spécialités.
On touche les matières.
On écoute les histoires.
Le tourisme se vit différemment, mais il se vit pleinement.  En conclusion Non, notre vie n’est pas triste à mourir.
Elle est simplement différente.
Et différente ne veut pas dire limitée.
Le handicap visuel n’empêche pas de vivre.
Il oblige juste à vivre autrement.
Avec plus d’organisation, parfois plus d’énergie… mais aussi beaucoup d’ingéniosité.
Alors la prochaine fois que vous pensez :
« Votre vie doit être ennuyeuse… »
Demandez plutôt :
« Comment fais-tu ? »
Vous risquez d’être surpris. 😌