découvrez ici une anecdote par jour. Nous avons le plaisir de vous faire partager nos aventures de mères aveugles avec nos enfants et nos concitoyens valides. Une bonne touche d'humour vous est offerte pour égayer vos journées ou soirées. Une sensibilisation douce et drôle au handicap visuel. Bonne lecture. #Handicap #sensibilisation #parents #aveugles #humour
Suite aux quelques aventures apparu sur ce blog, je vais revenir sur un petit point essentiel. Voici quelques explications bon à lire et surtout à retenir.
Comprendre le handicap visuel : non-voyance, malvoyance et réalités du quotidien Le handicap visuel ne signifie pas une seule chose, ni une seule façon de vivre. Il regroupe des situations très différentes, avec des capacités, des stratégies et des difficultés qui varient énormément d’une personne à l’autre. Non-voyant ≠ malvoyant • Une personne non-voyante ne voit pas du tout, ou uniquement des perceptions lumineuses sans formes exploitables. La vision n’est pas utilisable pour se repérer, lire ou reconnaître des visages.
• Une personne malvoyante , elle, voit partiellement. Cela peut vouloir dire flou permanent, champ de vision réduit, zones noires, déformations, forte sensibilité à la lumière ou fatigue visuelle rapide. Certaines choses sont possibles… jusqu’à ce qu’elles ne le soient plus selon la lumière, la distance ou la fatigue. 👉 Point important : voir un peu n’est pas voir correctement , et ne pas voir n’empêche pas d’agir . Ce que peut faire une personne déficiente visuelle (et ce qu’on oublie souvent) Beaucoup de personnes déficientes visuelles : • se déplacent seules, parfois avec une canne blanche , parfois sans
• utilisent leur ouïe , leur mémoire et leur sens de l’orientation • lisent grâce au braille , aux grossissements , aux lecteurs d’écran • travaillent, font du sport, cuisinent, voyagent, vivent normalement (oui, vraiment) Mais attention : les capacités ne sont pas les mêmes pour tous , et surtout les difficultés changent selon le contexte . Exemples concrets (là où ça se complique) • Un escalier :
• pour certains, aucun souci s’il est bien contrasté
• pour d’autres, un vrai piège si les marches sont toutes de la même couleur
• Un environnement sonore :
• le bruit aide parfois à se repérer
• trop de bruit peut aussi désorienter complètement
• La lumière :
• indispensable pour certains malvoyants
• douloureuse ou aveuglante pour d’autres
• Les écrans et panneaux :
• lisibles avec un bon contraste et une grande police
• totalement inutiles s’ils sont petits, gris clair ou mal éclairés Ce qu’il faut retenir (sans prise de tête) • Le handicap visuel n’est pas uniforme • Deux personnes avec la même étiquette peuvent vivre des réalités opposées
• Avoir l’air à l’aise ne signifie pas ne pas être en difficulté
• Une aide utile aujourd’hui peut être inutile (ou gênante) demain 💡 Le meilleur réflexe :
Ne pas supposer, ne pas décider à la place de la personne, et accepter que le handicap visuel ne se voie pas toujours… même quand il est bien réel.
En résumé :
Le handicap visuel, ce n’est pas l’absence de capacités, c’est surtout une autre manière de faire avec le monde . Et comme pour tout le monde, ça dépend du contexte, du jour, et de l’environnement.
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