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découvrez ici une anecdote par jour. Nous avons le plaisir de vous faire partager nos aventures de mères aveugles avec nos enfants et nos concitoyens valides. Une bonne touche d'humour vous est offerte pour égayer vos journées ou soirées. Une sensibilisation douce et drôle au handicap visuel. Bonne lecture. #Handicap #sensibilisation #parents #aveugles #humour

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Quand où et pourquoi ?

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Quand on croise une personne aveugle ou malvoyante, beaucoup de gens ont une petite alarme intérieure qui se déclenche : “Vite, il faut faire quelque chose !” 
C’est gentil. Vraiment. 
Mais parfois, cette envie d’aider arrive avec la délicatesse d’un éléphant en rollers.

Alors, première règle d’or : on ne sauve pas quelqu’un qui n’a rien demandé. Une personne aveugle n’est pas automatiquement perdue, en danger ou en attente d’un guide suprême descendu du trottoir d’en face. Elle vit sa vie, comme tout le monde. En revanche, il y a des moments où proposer son aide peut être utile, agréable, voire franchement bienvenu.

Le secret tient en une phrase toute simple : 
“Bonjour, est-ce que vous avez besoin d’aide ?”

Et ensuite, miracle de la communication humaine : on écoute la réponse.

Quand proposer son aide ?

On pense souvent aux déplacements : traverser une rue, éviter un obstacle, trouver une porte, un quai, un guichet ou une sortie. Oui, dans ces situations, proposer son aide peut être pertinent. Mais attention : proposer ne veut pas dire attraper. On ne saisit pas une personne par le bras comme un caddie qui part de travers. On demande d’abord. Si elle accepte, on lui propose son bras, et on la laisse choisir comment elle souhaite être guidée.

Mais l’aide ne s’arrête pas aux trottoirs et aux passages piétons. Une grande partie du monde est organisée comme si tout le monde voyait parfaitement. Petits caractères, panneaux mal placés, écrans tactiles bavards comme des huîtres, menus sans version accessible… Là, un petit coup de main peut changer beaucoup de choses.

Au restaurant, par exemple, on peut proposer de lire le menu, indiquer où se trouvent les verres, les couverts ou les toilettes, ou décrire rapidement l’assiette. Pas besoin de devenir critique gastronomique : “les légumes sont à gauche, le riz en haut, la sauce dans un petit bol” suffit largement. Inutile d’ajouter : “et le serveur avait l’air fatigué”, sauf si on vous le demande.

Dans un magasin, aider peut vouloir dire lire une étiquette, un prix, une taille, une couleur, une date de péremption ou comparer deux produits. Parce que “prendre le paquet bleu” est une consigne formidable… sauf quand on ne voit pas le bleu.

Dans une administration, une banque, un hôpital ou une école, l’aide peut consister à lire un formulaire, indiquer où signer, expliquer comment fonctionne une borne, signaler quand c’est son tour ou décrire l’organisation d’un lieu. Là encore, pas besoin d’en faire trop. On donne l’information utile, pas un roman en douze tomes.

Au travail, en cours ou lors d’une réunion, il peut être précieux de décrire un schéma, une image, une diapositive ou ce qui est écrit au tableau. Dire “comme vous pouvez le voir ici” à une personne aveugle, c’est un peu comme dire “écoutez bien” à une chaise : ça manque légèrement d’adaptation. Une phrase claire peut suffire : “Le graphique montre une forte hausse entre janvier et mars.”

Dans une conversation de groupe, l’accessibilité passe aussi par les petits détails. Dire qui est présent, qui vient d’entrer, qui parle, ou prévenir discrètement qu’une personne tend la main pour saluer peut éviter des moments gênants. Et non, parler plus fort n’aide pas une personne aveugle à mieux voir. Étonnant, mais vrai.

Il y a aussi les situations d’urgence ou de danger : un objet au sol, une marche, une porte ouverte, du verre cassé, une alarme, une évacuation. Dans ces cas-là, on signale calmement et clairement. “Attention, il y a une marche juste devant vous” est plus efficace que “Ouh là là là là !” accompagné de grands gestes invisibles.

Ce qu’il vaut mieux éviter

Le plus important, c’est de ne pas confondre aide et prise de contrôle. On ne touche pas la personne, sa canne ou son chien-guide sans autorisation. On ne décide pas à sa place. On ne parle pas à son accompagnant comme si elle n’était pas là. Et on évite les phrases du style : “Vous êtes tellement courageux.” Aller acheter du pain ou prendre le bus n’est pas forcément une épreuve olympique.

Une personne aveugle n’a pas besoin qu’on la transforme en source d’inspiration ambulante. Elle a surtout besoin d’un environnement plus accessible et de gens capables de demander simplement avant d’agir.

La vraie bonne attitude

Aider, ce n’est pas jouer les héros. C’est rendre une information, un lieu ou une situation plus accessible, avec respect et simplicité. La meilleure aide est souvent discrète, claire et demandée.

Donc, si vous hésitez, retenez ceci :
on propose, on écoute, on respecte.

Et si la personne répond “non merci”, ce n’est pas un échec personnel. Ce n’est pas votre audition ratée pour devenir assistant officiel de l’année. C’est juste une personne autonome qui continue sa journée.

Finalement, aider une personne aveugle, ce n’est pas compliqué. Il suffit de laisser son ego sur le trottoir, de garder son bon sens à portée de main, et de ne jamais oublier que la personne concernée est la mieux placée pour dire ce dont elle a besoin.

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