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découvrez ici une anecdote par jour. Nous avons le plaisir de vous faire partager nos aventures de mères aveugles avec nos enfants et nos concitoyens valides. Une bonne touche d'humour vous est offerte pour égayer vos journées ou soirées. Une sensibilisation douce et drôle au handicap visuel. Bonne lecture. #Handicap #sensibilisation #parents #aveugles #humour

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La pluie! la capuche ou le parapluie ?

La pluie! la capuche ou  le parapluie ?
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Le temps de cette semaine est particulièrement capricieux. Et quand la météo fait des siennes, c’est souvent le bon moment pour vous parler d’une réalité que je vis… surtout quand il ne fait pas beau.

À l’extérieur, il y a déjà pas mal de choses qui peuvent être pénibles. Mais s’il y a bien une chose qui n’est vraiment pas ma meilleure alliée, c’est le mauvais temps.
Quand il pleut, se promener avec une capuche sur la tête peut vite devenir compliqué pour une personne non-voyante. Et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, un parapluie ouvert au-dessus de la tête n’est pas toujours une solution miracle non plus.

Pourquoi ?
Parce que lorsque ma tête est couverte — capuche, bonnet ou parapluie — mon audition est perturbée. Or, pour moi, entendre correctement est essentiel pour me déplacer en sécurité. Les sons me servent de repères : les voitures, les pas, les échos, l’environnement en général. Dès que ces sons sont étouffés ou modifiés, ma marche devient plus hésitante.

C’est là qu’intervient ce qu’on appelle le sens des masses .
Ce sens permet de percevoir les volumes, les obstacles, les espaces ouverts ou fermés grâce aux sons, aux résonances et aux déplacements de l’air. En clair, j’“écoute” les formes autour de moi. Quand une capuche ou un parapluie coupe ces informations sonores, c’est un peu comme marcher avec un GPS dont le son grésille.

Et comme si cela ne suffisait pas, la pluie modifie déjà naturellement les bruits :
les voitures font plus de bruit sur l’asphalte mouillé, les sons se mélangent, et les véhicules électriques — déjà très discrets par temps sec — deviennent encore plus difficiles à détecter. Autant dire que mon paysage sonore devient rapidement un remix peu fiable.

Résultat : quand il pleut, je ne porte généralement pas de capuche.
Oui, je sais, ça surprend. Oui, je me mouille. Mais au moins, j’entends.

Un jour, j’attendais une collègue à la sortie du métro. Il pleuvait fort, comme souvent dans ces moments-là. Fidèle à mes habitudes, je portais un manteau sans capuche.
Un passant très gentil s’approche alors de moi et me dit, plein de bonnes intentions :
« Madame, ce serait mieux pour vous de porter un manteau avec une capuche, au moins vous auriez la tête couverte. »

Je lui explique calmement pourquoi je ne porte ni capuche, ni parapluie, ni bonnet. Je lui parle de l’audition, des repères sonores, de la sécurité.
Pensant encore mieux faire, il insiste… et m’offre son parapluie. Gentiment. Très gentiment.

Je lui réexplique une seconde fois que, pour moi, ce n’est pas nécessaire — et même gênant. Mais le monsieur est déterminé : il me met le parapluie dans la main, me souhaite une bonne journée, et disparaît sous la pluie.

Je me retrouve donc là, sous l’averse, avec un parapluie que je n’utiliserai pas.
Heureusement, tout finit bien : je l’ai offert à une collègue, ravie d’avoir un parapluie sec… et moi, j’ai continué ma route, les oreilles grandes ouvertes.

Moralité :
Aider, c’est bien. Écouter la personne concernée, c’est encore mieux.
Et parfois, pour une personne non-voyante, rester tête nue sous la pluie est tout simplement la meilleure façon d’avancer. 🌧️👂

#parapluie #oreillecachée #menteauacapuche #mauvaistemps

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